Association Nationale des Chasseurs de LApins et de défense des chasses TRAditionnelles

Brevet n° 3080027 PROCEDE DE LUTTE CONTRE LE VIRUS DE LA MYXOMATOSE DOMAINE DE L’INVENTION

La présente invention concerne un procédé permettant de lutter contre la myxomatose qui frappe des populations de lapins de garenne (Oryctolagus cuniculus) et d’accroître en conséquence la taille de ces populations, sans avoir à les capturer. 

Pour cela, ce procédé stabilise la présence d’une résistance épigénétique contre la myxomatose et en même immunise ces populations de lapins de garenne contre cette maladie. 

, . 


 

HISTOIRE DE LA MYXOMATOSE EN EUROPE ET SES CONSEQUENCES En 1952 

Pour contrôler une population de lapins de garenne, le Dr Armand Delille inocule le virus de la myxomatose de virulence Ià 
quelques lapins de garenne de son parc. La maladie s’est ensuite transmise rapidement dans toute l’Europe de lapin à lapin via les insectes hématophages, les autres modes de transmission identifiés (contact ou respiratoire) étant certainement très rares 
dans le milieu naturel. Au cours de cette dispersion géographique, le virus a spontanément muté, et 5 à 10 ans plus tard on le 
retrouve avec ses variants de virulence plus faible II, III, IV et V distribués dans les milieux naturels selon une courbe en cloche 
centrée autour de la virulence III (FENNER, F. & ROSS, J. (1994). Myxomatosis. In the European Rabbit. H. V. Thompson and G. M. King eds. Oxford University Press.). Cette distribution (cf. Figure 1) étant ci-après appelé « virus sauvage». En 2018, ce « virus 
sauvage » toujours présent dans le milieu naturel reste très pathogène et hautement transmissible. 

 

Pour preuve, sur une population naïve de lapins de garenne qui n’a donc jamais rencontré le virus sauvage de la myxomatose, 
80 % de lapins meurent suite à l’introduction du virus sauvage de la myxomatose et les 20% restant très affaiblis deviennent 
dès lors des proies faciles. Victimes de cette maladie et de ses conséquences, les populations de lapins de garenne frôlent 
désormais l’extinction et même si après plusieurs années, elles ré-émergent à partir des quelques rares lapins survivants, 
le cycle recommence et l’extinction devient la règle avec pour conséquences majeures :


 1/ Depuis l’introduction de la myxomatose, ce gibier de base de la chasse populaire française est remplacé par du petit gibier d’élevage entrainant des perturbations génétiques importantes sur l’ensemble du petit gibier sauvage. 


2/ Globalement l’espèce Lapin, fondamentale pour l’équilibre de la faune sauvage carnivore, est actuellement menacée (http://uicn.fr/wpcontent/uploads/2009/02/ Tableau_Liste_rouge_Mammiferes_de_metropole.pdf) au point que les tentatives de 
réintroductions d’espèces en voie de disparition (e.g. lynx, aigles, loups, etc.), prédateurs naturels des lapins, sont en grandes 
difficultés par manque de proies naturelles et le report sur les animaux d’élevage des carnivores réintroduits pose de sérieux 
conflits sociologiques sans solution. 

3/ Les élevages de lapins doivent prendre de grandes protections très onéreuses pour se protéger du « virus sauvage » de la 
myxomatose hautement transmissible. 

 

4/ L’absence de ce gibier dans les forêts françaises fait que les hommes chasseurs et protecteurs de ces forêts sont remplacés à grand frais par les combattants du feu. 

5/ Mais en même temps et paradoxalement, on voit émerger, dans quelques rares micros secteurs, des surpopulations de lapins de garenne, sans que l’on sache en expliquer les raisons et sans que l’on sache les contrôler, au point que les dégâts aux cultures que ces surpopulations occasionnent dans ces micro secteurs véhiculent l’image du lapin ravageur du continent Australien, 
bloquant toute forme de réflexion pour une gestion raisonnée de cette espèce

 

Au final, le constat sévère actuel met en avant que l’introduction du virus de la myxomatose et donc de la myxomatose en 
Europe (1952) a conduit à une très forte raréfaction des lapins de garenne (Oryctolagus cuniculus) ainsi qu’aux graves 
conséquences biologiques, agronomiques et sociologiques mentionnées ci-dessus. Faute d’un traitement curatif contre la 
myxomatose, lequel aurait d’ailleurs été difficile voire impossible à mettre en place sur des populations sauvages de lapins de 
garenne, le seul moyen imaginable pour protéger des populations de lapins de garenne contre le virus de la myxomatose est la vaccination. 

En conséquence, pour tenter de freiner l’appauvrissement de la biodiversité et les conséquences qui ont résulté de 
l’introduction du virus de la myxomatose, différents moyens de vaccination ont été développés. Par exemple, il a été envisagé d’effectuer une vaccination via le virus atténué du fibrome de Shope, seulement celle-ci a rapidement été jugée d’une efficacité insuffisante. Puis, un premier vaccin stable obtenu par atténuation du virus sauvage de la myxomatose a été obtenu en 1970 
par René MARAL (Brevet R. MARAL n°INPI 70.17836), lequel a ensuite été amélioré en 1976 par Pierre SAURAT et Yves GILBERT 
(Brevet P. SAURAT & Y.GILBERT n°INPI 76.24243) avec la participation des associations ANCLATRA et BIOESPACE. 

Ce vaccin optimisé, dénommé SG33 (de SAURAT-GILBERT 33°C), faiblement pathogène, stable et avec un bon pouvoir 
immunisant pour les animaux d’élevage paraissait a priori avoir toutes les propriétés requises pour protéger les populations de lapins de garenne sauvages contre le virus de la myxomatose. Son utilisation règlementaire ne paraissant pas devoir poser de 
problèmes réglementaires, celle-ci a reçu une Autorisation de Mise sur le Marché (N° AMM : FR/V/29294594/2000) et la 
commercialisation du SG33 fut lancée. Seulement, l’utilisation/l’administration de ce vaccin SG33 que ce soit par aérosol, 
lancette intradermique ou via une puce hématophage spécifique des lapins de garenne (Spilopsyllus cuniculi) a aggravé 
considérablement les effets négatifs de cette maladie et fait sévèrement chuter la taille des populations de lapins de garenne 
(http://www.bioespace.fr/5-luttecontrelamyxo.pdf). 

Sans comprendre les raisons de cet échec et enfermés inconsciemment dans la logique thérapeutique officielle, pour chercher à lutter contre la myxomatose il a alors été tenté : 1/ de réduire le nombre d’insectes vecteurs de cette maladie en pulvérisant 
un insecticide du groupe carbamate en poudre dans les terriers de lapins ; 2/ et en parallèle en poudrant du même insecticide 
les lapins de repeuplement lâchés dans des terriers actifs. Les résultats tout aussi incompréhensibles ont de nouveau été 
négatifs et aucune augmentation de la population de lapins de garenne n’a été observée. Finalement, le virus sauvage de la
 myxomatose est présent, voire en expansion et aucune solution ne semble venir à bout du désastre écologique qu’il 
représente. 

 

DESCRIPTION DE L’INVENTION & DEFINITIONS

L’un des aspects de l’invention est de fournir précisément ce moyen de lutte contre le virus sauvage de la myxomatose robuste et efficace tant attendu sur les milieux naturels demandeurs pour inverser le processus d’appauvrissement des populations de 
lapins de garenne en cours et de résorber les conséquences de leur disparition.

 

Avantageusement, l’invention propose également un moyen de gestion des micros surpopulations locales et permet globalement de créer un climat favorable à la gestion des populations de lapins de garenne offrant à cette espèce l’opportunité d’enfin 
jouer les rôles sociaux là où elle est attendue. Par avance, il est précisé que tous les termes permettant de définir l’invention 
s’entendent dans leur sens le plus commun et le cas échéant des précisions sont apportés dans le présent texte. Sous son 
aspect le plus général, l’objet de l’invention concerne une composition comprenant au moins une puce vivante spécifique des 
lapins de garenne (Oryctolagus cuniculus) porteuse d’un virus de la myxomatose de virulence IV (BE4) pour son utilisation dans la protection d’une population desdits lapins de garenne sans avoir à les capturer et le maintien au sein de ladite population d’une résistance épigénétique à la myxomatose pour la protéger des attaques du virus sauvage de la myxomatose.

 

La présente invention permet en effet grâce à la circulation d’un virus de la myxomatose de virulence 4 (BE4) dans des 
populations de lapins de garenne, transmise via une des puces vivantes spécifiques de ces lapins (e.g. Xenopsylla cunicularis), 
de maintenir la présence au sein de ces populations de lapins de garenne d’une résistance épigénétique contre la myxomatose et en même temps de les immuniser contre cette maladie ce qui les protège totalement des attaques subséquentes du virus 
de la myxomatose sauvage.

 

Avantageusement, la présente invention permet donc de protéger la population de lapins de garenne d’intérêt sans avoir à 
les capturer. Autrement dit, la population de lapins de garenne reste libre et à l’état sauvage et l’intervention de l’Homme 
consiste seulement à réaliser des lâchers de puces selon la composition décrite ci-dessus. Les puces vivantes et porteuses du 
virus de la myxomatose vont alors au gré de leur déplacement et de leur appétit évoluer dans cet environnement, identifier les 
lapins de garenne et se nourrir de leur sang, leur transmettant ainsi le virus de la myxomatose qui permet de les protéger.

 

Aussi, ce moyen naturel qui tire avantage du système tripartie « hôte/pathogène/vecteur » (= « lapin de garenne /virus de la 
myxomatose / puce spécifique du lapin ») permet in fine, de manière simple, efficace et de faible coût, à ces populations de se 
développer ce qui résout de nombreux aspects biologiques, agronomiques et sociologiques en souffrance liés aux territoires demandeurs.

 

1/ LES PUCES Par « puce vivante spécifique des lapins de garenne », on entend l’une des 4 espèces d’insecte de puces 
hématophages se nourrissant quasi exclusivement sur des lapins de garenne (Launay H. 1980 - Approche d'une prophylaxie de 
la myxomatose : écologie des puces du lapin de garenne. Bulletin mensuel de l'ONC, n° sp. Scien. Techn., décembre, 213-241). 
Il s’agit des espèces : Spilopsyllus cuniculi ; Xenopsylla cunicularis ; Odontopsyllus quirosi episcopalis ; et Caenopsylla laptevi 
relicta. Leur présence est très bien supportée par les lapins et elles n'affectent pas le développement de leurs populations. 
Par « puce vivante […] porteuse d’un virus de la myxomatose », on entend une puce vectrice du virus de la myxomatose, 
laquelle lors de son repas sanguin sur un lapin transmet le virus au lapin, lequel se retrouve infecté par le virus de la 
myxomatose.

 

2/ LE VIRUS Par « virus de la myxomatose de virulence IV (BE4) », on entend un virus de la myxomatose dont la virulence 
appréciée par l’échelle de FENNER est à un stade IV, lequel est capable d’infecter les lapins de garenne, lesquels développent 
dès lors une myxomatose (FENNER, F. & MARSHALL, I. D. (1957). A comparison of the virulence of European rabbits (Oryctolagus cuniculus) of strains of myxoma virus recovered in the field in Australia, Europe and America. Journal of Hygiene, 55, 149-91.). 
Cette échelle de FENNER utilise des lapins d’élevages naïfs, c'est-à-dire dont les ascendants n’ont jamais rencontré la 
myxomatose, pour juger de la virulence d’un virus selon le tableau ci-après. Lapin d’élevage naïf (n’ayant jamais rencontré la 
myxomatose) Taux de mortalité (%) >99 95-99 70-95 50-70 <50 Temps moyen de survie (jours) <13 14-16 17-28 29-50 >50 
Définition de l’échelle de virulence I II III IV V Tableau 1. Echelle de virulence des virus de la myxomatose établie par FENNER 
(FENNER, F. & MARSHALL, I. D. 1957) définie par le pourcentage de mortalité et le temps de survie qu’ils provoquent sur des 
lapins d’élevages dont les ascendants n’ont jamais rencontré la myxomatose.

 

3/ RESISTANCE EPIGENETIQUE DES LAPINS DE GARENNE Par « résistance épigénétique à la myxomatose », on entend la faculté que possèdent les lapins de garenne à acquérir au contact du virus de la myxomatose, une résistance héritable et réversible à la myxomatose ce qui en fait une résistance épigénétique. Cette résistance épigénétique a été découverte en deux étapes. 
La première étape a consisté à montrer que sous la pression du virus sauvage de la myxomatose les lapins acquièrent une 
résistance à cette maladie. (Sobey W R et al The Journal of hygiene (1970), 68(1), 137-49, Ross J et al The Journal of Hyg 1984, 92 :255-261 ; Sobey W R Aust Wildl Res 1986, 13:177-187 ; Silvers, L et al Virology (2006), 348(1), 72-83 ; FENNER, F. et al. (1994). Myxomatosis. In the European Rabbit. H.V.Thompson and G. M. King eds. Oxford University Press. Kerr, P. J et al Virology (2004), 324(1), 117-128). Cette résistance est acquise en moyenne en 6 générations (cf. Tableau 2). 
Elle est observée dans les milieux naturels dès la cinquième année après l’introduction de la myxomatose en même temps que la mutation du virus. Elle est visualisée par l’évolution du comportement de jeunes lapins séronégatifs issus de populations 
soumises à un nombre croissant d’épizootie de myxomatose face à un virus d'épreuve de virulence III.

 

 

Les auteurs parlent de co-évolution ou course aux armements entre l’hôte et le pathogène. Ils montrent qu’elle est héritable et sans informations complémentaires ils la qualifient de « résistance génétique ». Nombre d’épizooties à laquelle la population a été exposée Taux de mortalité (%) Signes cliniques des lapins éprouvés Sévères (mort comprise) moyens Légers 0 90 93 5 2 2 88 95 5 0 3 80 93 5 2 4 50 61 26 12 5 53 75 14 11 7 30 54 16 30 Tableau 2. Evolution du comportement de jeunes lapins séronégatifs 
issus de populations ayant subi un nombre croissant d’épizooties de myxomatose sauvage, éprouvés par un virus de virulence 
III. La deuxième étape de la découverte de cette résistance épigénétique a consisté à montrer que cette « résistance génétique » est réversible (cf exemple 9) ce qui en fait la marque d’une résistance épigénétique avec ses aspects essentiels que sont 
l’héritabilité qui ne touche pas à la séquence de l’ADN et sa réversibilité qui est fonction de l’environnement. 
Faute d’échelle quantitative pour caractériser cette « résistance épigénétique » en fonction de la virulence du virus présent dans les populations de lapins, on ne peut aujourd’hui que parler de « présence » ou « d’absence » de cette résistance épigénétique. 
Aussi, par l’expression « maintien au sein de ladite population d’une résistance épigénétique à la myxomatose », on entend la 
caractéristique que possède l’objet de l’invention à faire apparaître et à maintenir présent cette résistance épigénétique contre 
le virus de la myxomatose au sein d’une population de lapins de garenne, ce qui de facto la protège de ce virus La marque épigénétique de cette résistance permet d’expliquer les successions naturelles connus d’augmentations/diminutions mortifères des populations de lapins par la réversibilité « présence » ou « absence » de ladite résistance.

 

Alternativement et au vu des définition ci-dessus, l’objet de l’invention concerne une composition comprenant au moins une 
puce vivante spécifique des lapins de garenne (Oryctolagus cuniculus) porteuse d’un virus de la myxomatose de virulence IV 
(BE4) pour son utilisation dans la protection d’une population de lapins de garenne libre et à l’état sauvage, et qui assure le 
maintien au sein de ladite population d’une résistance épigénétique à la myxomatose et en même temps assure l’immunisation de ladite population et ainsi la protège totalement contre le virus sauvage, Sous un autre aspect plus précis, l’objet de 
l’invention concerne l’une des compositions précédemment décrites, dans laquelle ladite au moins une puce vivante porte 
dans son rostre un nombre de particules virales dudit virus de la myxomatose de virulence IV (BE4) compris de 1 à 10, et plus 
particulièrement 5.

 

Cela signifie par conséquent que le nombre de particules virales dans le rostre de la puce peut-être 1 ou 2 ou 3 ou 4 ou 5 ou 6 ou 7 ou 8 ou 9 ou 10. Et par « particules virales », on entend les entités biologiques du virus de la myxomatose sous formes virales 
libres, extracellulaires et capables d'infecter un nouvel hôte. Un autre des aspects de l’invention concerne l’une des 
compositions précédemment décrites, dans laquelle ladite au moins une puce vivante est choisie parmi le groupe constitué des espèces :  Spilopsyllus cuniculi,  Xenopsylla cunicularis,  Odontopsyllus quirosi episcopalis,  Caenopsylla laptevi relicta) ; et est plus particulièrement la puce Xenopsylla cunicularis.

 

Par conséquent, un mode de réalisation préféré de l’invention concerne l’une des compositions précédemment décrites, dans 
laquelle ladite au moins une puce vivante est la puce Xenopsylla cunicularis. Un autre des aspects de l’invention concerne 
l’une des compositions précédemment décrites, dans laquelle la concentration de ladite au moins une puce vivante est de 10 
puces par hectare, ladite composition étant utilisée 5 fois par an pendant la période de reproduction desdits lapins de garenne.

 

Avantageusement, la distribution particulière et régulière (5 fois/an/10puces chargées de BE4/ha) du virus de virulence IV (BE4) sur une population de lapins de garenne sauvages favorise le développement de ladite population du fait : 1/ qu’elle maintien 
en permanence la présence de la résistance épigénétique dans ladite population ; et 2/ qu’en même temps on immunise 
totalement les lapins de garenne de ladite population contre le virus sauvage de la myxomatose sans aucune mortalité. 
Aussi, un des nombreux aspects de l’invention concerne l’une des compositions précédemment décrites pour son utilisation 
dans l’accroissement d’une population de lapins de garenne sans avoir à les capturer. Pour cette raison, la présente invention a des conséquences multiples.

 

Elle permet notamment :

1/ sur les territoires traités d’accroitre les populations de lapins de garenne sans aucun signe apparent de myxomatose ;

2/ de limiter les lâchers de gibiers de tir, la population de lapins pouvant devenir suffisante pour satisfaire les prélèvements 
souhaités par les chasseurs et les prédateurs ; 3/ de retrouver sur les territoires demandeurs, un équilibre proies/prédateurs au bénéfice de la biodiversité ;

4/ de diminuer la menace que fait peser le « virus sauvage » de la myxomatose sur les élevages par la diminution de la taille du 
réservoir du « virus sauvage » ;

5/ aux hommes de réoccuper les espaces naturels et de minimiser le coût des moyens de lutte contre les incendies ; 

et 6/ au lapin de garenne sauvage de jouer les rôles biologiques, agronomiques et sociologiques là où il est attendu tout en 
étant facilement gérable.

 

Bien que l’invention vise principalement à protéger les populations de lapins de garennes afin d’en accroitre sa taille (nombre d’individus), la présente invention permet surtout de fournir un moyen de réguler (diminuer ou augmenter) la taille de cette 
population. Sous un aspect particulier de l’invention, celle-ci concerne par conséquent l’utilisation d’un insecticide ciblant la 
population de puce vivante spécifique du lapin de garenne pour en limiter la taille et pour supprimer la résistance épigénétique à la myxomatose au sein d’une population de lapins de garenne, la rendant très sensible aux attaques du virus sauvage de la 
myxomatose.

 

Par « pour en limiter la taille », on entend le fait de diminuer le nombre d’individus de puce au sein de la population de puce 
vivante spécifique du lapin de garenne par l’action de l’insecticide qui tue lesdites puces. Sous un autre aspect particulier de 
l’invention, celle-ci concerne l’utilisation du vaccin SG33 sur une population de lapins de garenne pour supprimer la résistance épigénétique à la myxomatose au sein de ladite population desdits lapins de garenne sans avoir à les capturer, les rendant très sensibles aux attaques de la myxomatose sauvage.

 

Par « la rendant très sensible aux attaques du virus sauvage de la myxomatose », on entend le fait que la population de lapins 
de garenne, faute d’une résistance au virus sauvage de la myxomatose, ces derniers en cas d’infection par ledit virus 
développent une myxomatose sévère pouvant aller jusqu’au décès de l’animal. Par conséquent, l’utilisation d’insecticide pour 
tuer les puces vectrices du virus et/ou l’utilisation du vaccin SG33 qui supprime la résistance épigénétique de la population de 
lapins de garenne permet à l’Homme de gérer à la baisse la taille (nombre d’individus) de la population de lapins de garenne

Logo

Copyright ©. Tous droits réservés.